Les arts martiaux

Les arts martiaux
Les arts martiaux sont des méthodes de self-defense dont le but est de mettre hors de combat 1 adversaire le + rapidement possible par rapport à ses moyens tout en lui infligeant le moins de dégat possible.

Les arts martiaux sont utilisés quand 2 combattants sont face à face dans 1 rencontre de force physique, d'agilité & de volonté.

Pour certains, le terme d'"arts martiaux" est contradictoire mais les combats, jadis, étaient encore considérés comme 1 forme d'art.

A partir du 6ème siècle, les arts martiaux se dévelopèrent dans différents styles (kung fu, karaté, taekwondo, vietvodao etc ...) partout en Asie ( de la Chine au Vietnam en passant par le Japon & la Corée) à travers le temps. Tous les arts martiaux (orientaux) reflèterent la philosophie de différentes religions asiatiques (taoîsme, bouddhisme etc ...).

En 1966, 1 sino-américain retint l'attention du public américain dans la série "le frelon vert" (the green hornet) dans le rôle de Kato.

5 ans plus tard à Hong Kong, il tourna 5 films (Big Boss, La Fureur de Vaincre, La Fureur du Dragon, Le Jeu de la Mort & Opération Dragon). Ses films furent des succès internationaux. Ainsi naquit la fascination mondiale des arts martiaux, Ces succès apportèrent la gloire & la reconnaissance immédiate à Lee Siu Long (le petit dragon), appelé en occident Bruce Lee.

# Posté le mardi 08 novembre 2005 09:19

Modifié le samedi 26 août 2006 01:55

Bruce Lee (Lee Siu Long)

Bruce Lee (Lee Siu Long)
Evidemment comme 1er article, je vais parler de celui qui nous montré les arts martiaux la 1ère fois au cinéma, qui nous a tous influencé (directement ou non), Le 1er à donner 1 certaine crédibilité au cinéma des arts martiaux, c'est Bruce Lee.

Personnage emblématique du cinéma asiatique, Bruce Lee reste et restera de ces personnages qui ont marqué le monde du cinéma et des arts martiaux.
Cinq films auront suffit pour imposer au monde entier un nouveau style de cinéma et développer à l'échelle mondiale les sports de combat.
Bruce Lee, 30 ans après est encore reconnu comme l'un des maitres inégalés dans le monde des arts martiaux et reste pour tous les pratiquants une référence.

Tiens, ca me donne envie de regarder un de ses films ...

Bruce Lee est né le 27/11/1940 à San Francisco, l'année du Dragon, sous le nom de Lee Jun Fan au Jackson Street Hospital dans le quartier de Chinatown.
Son père Lee Hoi Chun, chanteur du Cantonese Opera Company était alors en tournée aux USA.

Retour à Hong-Kong, la famille repart à Kowloon où se trouve la maison familiale.

Bruce fait ses débuts au cinéma dans le film "The Tears of San Francisco" (les larmes de San Francisco).
Bruce apparaîtra dans plus de 20 films dans le Sud-Est asiatique dont un tourné avec son père, lui même acteur.

C'est à l'âge de 13 ans que Bruce Lee commence son apprentissage des arts martiaux avec le maître Yip Man, maître de Kung-Fu de l'école Wing-Chun.
En dehors de l'art du Kung-Fu, Bruce Lee est un très bon danseur. Il remportera un concours de danse de Cha-Cha en Chine, "le Crown Colony"
Bruce Lee arrive aux USA, à San Francisco en compagnie d'un ami de son père. Il exercera alors plusieurs petits boulots dans la communauté asiatique de San Francisco.
Il se rendra ensuite à Seattle chez une amie de son père, Ruby Chow.
Il habite alors dans une petite chambre située au dessus du restaurant dans lequel il travaille comme serveur tout en continuant ses études. Il obtient son diplôme universitaire.
C'est à cette époque qu'il commence à enseigner le Kung-Fu dans les parcs.

Bruce intègre l'Université de Washington spécialisée en philosophie, il enseignera le Kung-Fu aux étudiants

Bruce Lee retourne pour la 1ère X à Hong Kong. A son retour aux USA en Octobre, il rencontre Linda Emery qui deviendra sa femme.

Bruce se marie en août avec Linda. De retour à Oakland, Bruce commence à enseigner sérieusement le Kung-Fu. Sous prétexte que le Kung-Fu ne doit être enseigné qu'aux asiatiques, un maitre Chinois établi à Oakland provoque Bruce Lee en duel. L'enjeu du combat est la fermeture de l'école de kung-Fu de Bruce. Celui-ci accepte le combat, qui ne durera que quelques minutes. Bruce Lee remettra plus tard son efficacité en doute car le combat dura selon lui trop longtemps. C'est alors qu'il commenca à développer le Jeet Kune Do, la voie du Poing qui intercepte.

A cette période tout va très vite, Ed Parker (reconnu comme le père du Karaté américain) ayant entendu parler de Bruce Lee, l'invite pour effectuer une démonstration à son 1er tournoi international de Karaté. Dans le Public, Jay Sebring, coiffeur du producteur de Batman William Dozier qui recherche un acteur pour une nouvelle série, voit en Bruce Lee de grandes capacités. Il donne à W.Dozier la vidéo de la démonstration de Bruce Lee. Rapidement, le petit Dragon s'envole pour Los Angeles pour ses premiers essais caméra.

1965 Naissance de Brandon Lee et décès du père de Bruce Lee

1966 La famille Lee déménage sur Los Angeles où débute le film "The Green Homet" dans lequel il incarne Kato. A cette époque, Bruce ouvre 3 nouveaux clubs de Juan Fan Kung-Fu dans le quartier chinois de Los Angeles

1967 - 1971 Durant cette période, Bruce Lee tourne beaucoup de séries et gagne avec ses cours près de 250 Dollars de l'heure en donnant même à de nombreuses personnalités telles que James Coburn, Steve Mc Queen, Lee Marvin ou encore Roman Polanski

1969 Naissance de son 2ème enfant, Shannon Lee

1971 La série Green Hornet, " Le Frelon Vert" marche fort aux Etats Unis. De retour à Hong-Kong pour voir sa mère, Raymond Chow en profite et approche Bruce Lee. La carrière de Bruce Lee va alors démarrer avec le premier film d'une série de cinq, "BIG BOSS"

Le tournage de Big Boss aura lieu en Thailande près de Bangkok.

Le film terminé dans l'année sera ensuite projeté à Hong-Kong.
C'est alors la révélation, le film fait un véritable carton et engrange dans les 3 premières semaines une recette de 3.5 Millions de Dollars , ce qui pour l'époque, et en aussi peu de temps, reste un record..... plus de 500 000 entrées!

Le 2ème film se prépare, "FIST OF FURY", repris en 1994 par Jet Li.
Raymond Chow offre alors à Bruce Lee le choix de devenir ,en plus d'être acteur, co-producteur de ce film.

C'est le carton total et Bruce Lee passe au rang de superstar en asie.

La même année Bruce Lee entame le tournage de "The Way of Dragon", "la Fureur du Dragon" avec Chuck Noris (à l'époque déja champion d'arts martiaux, il accepte de se faire battre pour le film de Bruce Lee). Le succès est encore plus grand que pour ses 2 premiers films.

Tout va aller très vite pendant ses 6 derniers mois Bruce Lee tourne "Enter the Dragon" - "Opération Dragon", ce sera la première co-production Chino-Américaine avec John Saxon.

On trouvera en début de film une scène avec Samo Hung et dans les tunnels de la base une des premières apparition de Jackie Chan.

La même année il tournera quelques scènes de "Game of Death" - "le Jeu de la Mort" qui aurait surement été le meilleur des cinq films.

L'idée de Bruce Lee était de faire s'affronter les plus grands maîtres d'arts martiaux issus des disciplines les plus efficaces (Karaté, Eskrima, Hap Ki Do etc...)

Le guerrier montait les marches d'une pagode où à chaque étage se trouvait un maître; le film ne sera jamais fini.

1973 Le 20 Juillet, Bruce Lee décède d'un oedème cérébral du à une interaction médicamenteuse.

1973 Un mois après, le film "Enter the Dragon" sort à Hong-Kong, le succès est phénoménal.

# Posté le mardi 08 novembre 2005 09:28

Modifié le mercredi 13 juin 2007 11:47

Jackie Chan (Chan Siu Long)

Jackie Chan (Chan Siu Long)
Jackie Chan, l'incontournble cascadeur du monde du Kung-Fu comédie et acrobatique de Hong-Kong est sans conteste la tête de file d'un genre bien à lui. Sûrement l'un des acteurs asiatiques les plus connus au monde avec Jet Lee, il est aussi considéré comme le plus proche successeur de Bruce Lee en terme de popularité avec Jet Lee, Jackie Chan n'en reste pas moins un personnage simple et déterminé avec 1 style différent par rapport à Bruce Lee & Jet Lee.
Aujourd'hui, Jackie Chan a su séduire un large public, et nous apporte pour chacun de ses films, une action sans limite tant dans les cascades que dans les riques qu'il prend.

Né le 7 avril 1954 à Hong-Kong d'un père Chef Cuisinier et d'une mère femme de ménage. Les deux parents travaillent alors tout deux à l'Abassade de France à Hong-Kong. " La famille étant très pauvre, les parents du nouveau-né tentent de le vendre au docteur qui l'a mis au monde pour la somme de 1500 HK$. Celui-ci refuse, puis les parents changent d'avis

C'est cette année la, que les parents de Jackie Chan vont imigrer en Australie. Celui-ci va lors rentrer à l'age de 7 ans à l'Opéra Chinois de du Maître Yu Shan Yuan où il apprend la danse, le chant, le théâtre et les arts martiaux

De 5 heures à minuit, tous les jours, le jeune Jackie va alors s'entraîner pour connaître les bases de ce qui plus tard lui servira dans son métier d'acteur et de cascadeur. ll y rencontre deux autres jeunes Samo Hung et Yuen Biao nommé le grand et le petit frère. Ces trois futures stars de Hong Kong ne sont alors que des enfants, mais se lient d'amitiés pour une très longue période.

On parlera d'une de ses réalisations qui fait encore référence aujourd'hui, " Le Marin des Mers de Chine " dans lequel ils jouent tous les trois.

Dix ans plus tard, il obtient son diplôme.
L'opéra ne marche pas très bien, il décide de rejoindre ses parents en AUSTRALIE.
Rapidement de retour à HK, il collectionne les castings avec ses deux amis. Il se fera alors remarqué par la
SHAW BROTHERS , très grand studio chinois de films d'arts martiaux à l'époque de Bruce Lee. C'est à cette période que le jeune Jackie Chan participera comme cascadeur à deux des films de Bruce Lee, notamment OPERATION DRAGON, film dans lequel participera aussi son ami SAMO HUNG, remarqué pour ses compétences de chorégraphes et jouera la fameuse scène d'introduction du film.

Cette période est difficile, tant pour Jackie Chan que pour ses amis mais aussi pour l'ensemble de la production Martial de cette époque. Après la disparition de Bruce Lee, les studios s'efforcent de lui trouver des remplacants. Mais ce ne sont que des copies. Plusieurs sosies iront même jusqu'à tenter de reprendre le flambeau sous le nom de Bruce Le ou Bruce Li. Jackie Chan, fait alors partie du pool d'acteur tiré au rang d'imitateur sans style. Et mêmes si ses performances en tant que cascadeur sont remarquable, il tournera des films de Kung-FU pendant une longue période sans grand succès. Bruce Lee est à marquer d'une croix dans l'évolution du cinéma d'art martiaux.

A force de volonté, Jackie Chan développe son popre style, le Kung-Fu Artistique et le Kung-Fu comédie.
C'est Art dérivé des mouvements du Kung-Fu traditionnel, provoque un réel engouement de la part du public.
Le principe est simple, mais encore fallait-il le mettre en valeur. Intégrer l'aspect artistique du cirque dans les combats et utilisé le décor comme tremplin martial. Cette interaction avec les éléments du décor fait mouche, le style Jackie Chan est né.

EAGLE'S SHADOW & DRUNKEN MASTER de Yen Woo Ping seront les films qui propulseront Jackie Chan au rang de Star en Chine à HK.
Yuen Woo Ping est aussi le chorégraphe des scènes de combat de MATRIX.

Départ aux USA et retour presque immédiat pour la CHINE. Les américains ne sont pas prêts pour ce type de film, pas encore.

Il remporte le prix du film de l'année à Hong-Kong en 1985 avec Police Story. C'est suite à la sortie et au succès de ce film qui deviendra une série, qui emploiera notamment Michelle Yeho, Maggi Cheung ... que Jackie Chan retre dans le monde la poduction et de la réalisation. Il va alors mettre ses supers talents de cascadeurs. Cet impressionnant fou furieux du risque fera parler de lui comme l'homme réalisant lui-même ses cascades. On peut voir le bétisiers des cascades à la fin de ses films.
Il débute une carrière de producteur en 1987, menée en parallèle de celle d'acteur. Il continue dans son créneau jusqu'en 1994, année de la sortie de Drunken Master II où il atteint l'apogée de sa carrière à Hong-Kong.

En 1995, il tourne un film à Vancouver sous la direction de son compatriote Stanley Tong : Jackie Chan dans le Bronx.
C'est un succès surprise lors de sa sortie aux USA (n°1 le 1er week-end ), et Jackie réussit à percer sur le marché américain presque sans le vouloir.
La sortie de Contre Attaque est l'occasion pour lui d'être honoré, puisqu'il laisse l'empreinte de ses mains sur une plaque dans Hollywood Boulevard.

1998 est une nouvelle année faste pour lui, puisqu'il remporte un succès très conséquent avec Rush Hour, qui dépasse les 130 millions de dollars de recettes aux USA. Déja à cette époque, Jackie Chan est reconnu et sera critiqué pour le maque de présence d'arts martiaux dans le film.
2001, le film Rush Hour 2 fait bonne figure face au premier volet.

Une chose est certaine, la motivation, le besoin de perfection et de volonté qui anime l'acteur sont un fait.
Bien que l'image du cinéma asiatique soit liée au cinéma d'arts martiaux, Jackie Chan en est le seul représentant grand public dans le monde avec Jet Li.
L'acteur aura créé sa réputation avec des cascades toutes mémorables et bien évidemment, le making of à la fin de chaque film, nous prouve à tous, que c'est bien lui qui réalise les cascades. L'authentique Jackie Chan.
Réputé plein d'humour et plutôt sympa, Jacky Chan est poussé dans chacun de ses films à présenter une cascade encore plus impressionnante que la précédente. Chaque personne qui voit un film de Jackie Chan ne peut s'empécher de dire, "c'est incroyable, tu as vu ce qu'il fait ?"
A ce peit jeu, l'acteur est très doué. Jacky Chan à déja risqué sa vie plusieurs fois. Il s'en sort pour le moment, mais cette motivation le pousse à aller toujours plus loin pour notre seul plaisir.

# Posté le mardi 08 novembre 2005 09:51

Modifié le mercredi 13 juin 2007 11:47

Jet Lee (Lee Lianje)

Jet Lee (Lee Lianje)
Plusieurs x champion national de Wu Shu en Chine, Jet Li, est devenu, en quelques années, la star numéro-un bis du cinéma en Asie (l'autre numéro-un étant l'indétrônable Jackie Chan). Idolâtré par près d'un milliard de personnes, Jet Li, tente aujourd'hui une percée dans le cinéma Américain en endossant le costume sombre du bad guy dans Lethal Weapon 4. Retour sur un phénomène en passe de conquérir l'Amérique et, pourquoi pas... le monde entier.

Né en 1963 à Pékin, Lee Lianje commença le wushu dès l'âge de 11 ans. Ce jeune prodige des arts martiaux accumula les titres nationaux pendant plusieurs années consécutives, et c'est logiquement qu'on pensa à lui pour interpréter le premier rôle dans Shaolin Temple (1) (film de Chine Populaire) et ses deux suites que sont Kids from Shaolin et Martial Arts from Shaolin (1). C'est avec son deuxième film que Lee Lianje devint "Jet Li", superstar de toute l'Asie.

Exilé à Hong Kong, Jet lee va de succès en succès et réalisera même un film : Born to Defend (1) (sa seule mise en scène à ce jour). Cependant, des problèmes avec les Triades (la mafia chinoise) qui abattent son manager vont l'obliger à s'enfuir aux Etats-Unis. C'est d'ailleurs là qu'il va jouer dans The Master de Tsui Hark. Loin d'être un chef d'oeuvre, ce petit film nous permet de revoir Yuen Wah (une des plus belles méchantes sales tronches du cinéma hong kongais qui joue ici le rôle du gentil vieux maître auquel son meilleur disciple va porter secours ...émouvant non?) Mais surtout, il faut retenir la rencontre du génial réalisateur Tsui Hark qui va exploiter à fond les qualités exceptionnelles d'artiste martial de Jet Li.

C'est dans ces films que ses fabuleux dons explosent. De ce fait , Once Upon a Time in China marque le début de sa deuxième carrière. En relançant La mode des films d'époque (les Wu Xia Pian) avec un nouveau style de combats alliant la dure réalité et les acrobaties, Tsui Hark renouvelle complètement le genre.

Ainsi, le personnage de Wong Fei Hong (qui a réellement existé) est revu de manière exponentielle par rapport aux anciennes séries interprétées par l'acteur mythique Kwan Tak Hin. La photo est formidablement soignée (le ton ocre qui prédomine dans toute la saga donne une chaleur et une intensité dans l'âpreté de l'action), la caméra bouge énormément et les plans défilent mettant de ce fait en valeur la virtuosité des combats (imaginés et dirigés par Yuen Woo Ping). D'ailleurs, c'est tellement puissant que le réalisateur est obligé d'user de beaucoup de ralentis pour souligner l'incroyable qualité des chorégraphies. C'est surtout visible dans le deuxième chapitre (qui pour moi est le meilleur des cinq). Il ne faut pas rater la confrontation entre Wong Fei Hong et le grand prêtre de la secte du Lotus Blanc. Dans la grande tradition du cirque de Pékin, leur duel a lieu au sommet de plusieurs tables branlantes empilées les unes sur les autres : c'est vertigineux !!!

On peut retrouver le même type d'exploit dans le final du premier volet où les deux adversaires s'affrontent sur un enchevêtrement de longues échelles de bois à l'équilibre incertain. Bien évidemment, dans les deux cas, l'utilisation de câbles est indispensable, mais à aucun moment on arrive à les voir ou même à les deviner. Cette alternance de scènes complètement ahurissantes avec un kung-fu assez réaliste donne un rythme tout à fait époustouflant !

Le succès est immense auprès du public asiatique et bien évidemment les copies sont légion. Des plus douteuses comme ce Once Upon A Time A Hero in China, mais d'autres comme Last Hero in China / Claws of Steel sont d'excellentes surprises. Même s'il est réalisé par le fantasque Wong Jing, ce film réserve de formidables combats. Il faut dire aussi que le rôle de Wong Fei Hong est à nouveau interprété par l'incontournable Jet Li et qu'il se surpasse encore dans une chorégraphie signée une fois de plus Yuen Woo Ping. Toujours très à son aise, notre héros national , confortablement assis sur une chaise, riposte aux assauts déchainés d'un prisonnier. Dans les souterrains secrets d'un temple, un prêtre kidnappeur de belles jeunes filles et lui confrontent les différentes techniques apprises à Shaolin. De cette rencontre explosive jaillissent des coups et des parades à l'invention débordante : ça vole, ça se rend invisible derrière une cape, ça casse du bois ... bref c'est extrêmement jouissif ! Bien sûr, Wong Jing est moins sérieux que Tsui Hark, il remplit son film d'un certain humour qui est ici pas déplaisant du tout. Bref, il vaut largement le déplacement.

Délaissant le rôle pendant plusieurs années, Jet Lee retrouve son personnage fétiche dans Once Upon a Time in China and America / Dr Wong en Amérique. Wong Fei Hong quitte ici la Chine impériale pour aller au Farwest y retrouver les cowboys et les indiens.

Dans tous ces films de haute voltige, il faut être très câblé. Mais en ce qui concerne les câbles, nul autre que Ching Siu-tung (le formidable réalisateur des Histoires de Fantômes Chinois) ne les utilise avec autant de brio. Quand on découvre pour la première fois les trois Swordsman, on est estomaqué par la rapidité de l'action, mais surtout par les prouesses inimaginables des combattant(e)s. Ainsi, on n'hésite pas à couper un cheval en deux de bas en haut, des ninjas se déplacent sur d'immenses frisbees acérés, on se bat soit à coup de bateau (si si !)soit avec un pan entier de terre arraché du sol ! Bien sûr, les combats aériens à la "DBZ" se succèdent à un tempo d'enfer.

Tout dans Swordsman est extrémiste : tant la frénésie de l'action que la beauté des actrices (mais qui s'en plaindrait ?). Dommage que l'histoire soit assez confuse (pour un occidental) et que Jet Lee n'apparaisse que dans le deuxième volet de la trilogie.

Moins compliqués sont les deux Fong Sai Yuk. Alternant la comédie (jouant principalement sur des quiproquos) et les morceaux d'anthologie, ils sont à voir impérativement ! Vous serez sidéré par les exploits de cet autre héros national quand vous le verrez combattre sur les épaules des badauds, sous les planches d'un échafaud, au sommet d'une tour de bambous...Il est tellement invincible qu'il se permet même de croiser le fer contre plusieurs dizaines de sabreurs un bandeau sur les yeux (pour ne pas voir le sang couler). On admira sa dextérité pour le maniement du sabre : elle n'a rien à envier à celle d'Itto Ogami de l'excellente saga japonaise Baby Cart (2).

Tous ces succés au box office ont néanmoins un petit défaut : ils cantonnent Jet Lee aux films en costumes. Hélas tous ces petits chefs-d'oeuvre (excepté le décevant Kung Fu Cult Master / Evil Cult ) sont trop " chinois ", et ont donc peu de chance de toucher un public au goût très américanisé. Ainsi, il continuera encore dans cette voie avec deux autres petits bijoux que sont New Legend of Shaolin / La Légende du Dragon Rouge et Tai Chi Master. Dans ce dernier, c'est l'occasion de retrouver Jet Li avec Michelle Yeoh (exilée aux USA et que l'on a pu admirer dernièrement dans Police Story 3) dans un duo de chocs. Ce film est une petite bombe à lui tout seul : ce n'est que combats à un contre cent, de blessés résistant à plusieurs dizaines de flèches plantées dans le corps, de supers guerriers n'hésitant pas à envoyer ses propres soldats comme de vulgaires projectiles... L'action (encore dirigée par le génial Yuen Woo Ping (vraiment, il est partout !)) est donc une fois de plus rondement bien menée, avec en plus une formidable musique (je conseille vivement la bande originale disponible chez MUSICA dans le 13° à Paris).

1994 : année du changement pour notre acteur préféré, car c'est à ce moment qu'il décide de retrouver les films d'action de son époque. C'est avec le succès planétaire de Bodyguard que Jet Li va tenter d'imiter Kevin Costner avec un médiocre Bodyguard from Beijing réalisé par le néanmoins talentueux Corey Yuen. Hélas, même s'il dépasse son modèle au niveau de l'action (surtout pendant le final), il n'en reste pas moins une petite série B. Nettement supérieurs sont My Father is a Hero et surtout High Risk. Les morceaux d'anthologie y pullulent ! Dans le premier, on y voit même Jet Lee s'essayer aux gunfights comme ce bon vieux Chow Yun Fat et quand ce policier infiltré dans un gang voit son propre fils kidnappé, il se déchaîne littéralement (et ça fait mal pour les malheureux gangsters qui en prennent plein la poire dans le dernier quart d'heure). En compagnie de son fils (interprété par Tse Miu, un autre prodige des arts martiaux âgé d'une dizaine d'années seulement !) ils maltraitent leurs adversaires à coups de yoyo humain (le jeune garçon jouant bien sûr le rôle du yoyo de la mort !). Cette action " débridée " plait à nouveau au public qui en redemande sans cesse d'avantage. C'est ce que va encore donner Corey Yuen en coréalisant le détonant High Risk.

Jet Li y joue une fois de plus le rôle d'un super-flic qui cette fois ci est aux prises avec un très dangereux terroriste responsable de la mort de sa famille. A la manière de Piège de Cristal dans la deuxième partie, ce film veut jouer dans la cour des grands blockbusters des majors américaines. En restant au niveau de Hong Kong, il y réussit parfaitement. Ainsi, on n'a pas lésiné sur les décors et les effets pyrotechniques, et comme son modèle hollywoodien, on a tout fait péter ! A l'image de son hélicoptère traversant l'étage entier où sont retenus les otages, décapitant quelques terroristes et dévastant tout sur son passage, la production veut nous en mettre plein les yeux et elle atteint son but.

1996, pour le nouvel an chinois (où sortent les grosses productions), Jet Li décide de rejouer avec l'un des plus grands réalisateurs de la colonie : Ching Siu Tung. Dans Doctor Waï in the Scripture with no Words (1), il campe deux personnages : un écrivain contemporain et son héros le " Roi de l'Aventure ", vivant dans les années 40. Largement inspiré d'Indiana Jones, le film a néanmoins du mal à démarrer. Il faut attendre la 2° partie pour que tout s'accélère, enchaînant les scènes extraordinaires : un combat gargantuesque contre d'énormes sumotoris, une course-poursuite avec un train fou en plein milieu des rues d'une ville.

Tout ce talent allait tout doucement être remarqué à Hollywood. Débutant dans un rôle de méchant dans l'Arme fatale IV (où il meurt pour la première fois à l'écran !), le public international l'a enfin découvert. Maintenant, le producteur Joel Silver mise tout sur lui et lui offre le premier dans un remake kung-fu sino-black de Roméo & Juliette (avec des chorégraphie signées Corey Yuen Kwai). Il a l'air très content du résultat... c'est tout le mal qu'on lui espère. Malgré un certain succès public, le film déçoit. Cependant, la bête de scène éclate au grand jour et peut maintenant s'octroyer le choix de ses réalisateurs et producteur. L'un d'entre eux fut Luc Besson avec lequel Jet monte Le Baiser du Dragon : son premier film français ! & + tard Danny The Dog. Entre-temps, il tourne The One & The Grave Craddle (En Sursis en Français) avec Mark Dacascos. En 1999, il épouse Nina Li Chi à San Francisco.

PALMARES:
1974: Champion d'or de la concurrence sportive nationale de la jeunesse
1975: Champion d'or de la 3ème concurrence de la Chine Martial
1977: Champion d'or de la concurrence nationale de Martial
1978: Champion d'or de la concurrence nationale de Martial
1979: Champion d'or de la 4ème concurrence de la Chine Martial
1974 - 1979: 8x représente la Chine pour l'exécution d'invité plus de 40 pays comprenant l'Europe, l'Asie, l'Amérique, l'Afrique et l'Orient etc...
DE NOUVEAU AU DESSUS
ACCOMPLISSEMENTS DE WUSHU
1. Forme de poing et champion universels et facultatifs de broadsword.
2. Forme de poing et endroit fixes de lance deuxièmes en 3ème concurrence nationale de Martial.
3. Forme de poing et champion de broadsword en concurrence nationale de Wushu.
4. Forme totale, de poing, broadsword et champion fixe de forme de poing dedans
Concurrence Nationale De Wushu.
5. Forme fixe totale et supérieure de poing, forme facultative de poing, broadsword et champion sparring de forme en 4ème concurrence nationale de Martial.

# Posté le mardi 08 novembre 2005 10:12

Modifié le mercredi 13 juin 2007 11:46

Kung Fu & Wushu

Kung Fu & Wushu
Wushu : « art martial » en mandarin

Le wushu désigne ce qui est vulgairement appelé Kung-fu (gong fu) par les occidentaux, c'est à dire l'ensemble des techniques de boxe chinoise visant à cesser un combat.

On distingue deux grandes catégories de styles de wushu : les styles « internes », qui mettent l'accent sur le développement du Qi (ou Ch'i) en se basant sur la maîtrise de la respiration comme le tai ji quan, ba gua zhang, xing yi quan... ; et les styles « externes » qui se basent sur le développement de la force physique avec des mouvements rapides comme le Hung Gar Kune, Choy lee fat kune, Wing Chun Kune, Tang lang quan...

Cette distinction est récente et plutôt arbitraire, car l'externe et l'interne ont toujours été intimement liés dans le wushu. Dans le tai ji quan de style chen, il est difficile de dire si c'est de l'interne ou de l'externe, car ses mouvements souples et ronds sont ponctués par des accélérations et des percutions (on peut voir Jet Li effectué un style de tai ji qui s'en rapproche dans le film The Tai Chi Master). Dans un style externe on débute par des techniques martiales pour ensuite progresser vers du Qigong et des techniques plus internes et inversement dans un style interne.
Il existe un grand nombre d'écoles de wushu qui se sont développées dans différentes régions de la Chine et qui ont chacune leurs spécificités.

En Occident, on qualifie de wushu : la boxe chinoise réformée par le gouvernement communiste chinois dans les années 70. Une boxe qui a été expurgée des techniques guerrières pour ne garder que l'aspect spectaculaire dans le but de la promouvoir de part le monde (voir le bonus « Portrait de Jet Li sur le dvd zone 2 de The Tai Chi Master).

Par opposition on qualifie de Kung-fu (gong fu) les styles traditionnels ayant conservés leur essence guerrière. En général ce sont des styles du sud comme le Hung Gar Kune , Wing Chun Kune , Choy lee fat kune pratiquées dans la région du Guangdong (proche de HK) qui furent préservés pour des raisons politiques évidentes. Taiwan est également une véritable pépite pour les pratiquants de styles traditionnels de part son nombre important de sifu au mètre carré.

On peut dire que Jackie Chan fait du gong fu et que Jet Li fait du Wushu.

De nos jours, le mot « kung-fu » est employé pour désigner les arts martiaux chinois, mais en réalité, il n'y est pas nécessairement lié. Le kung-fu (ou gong fu) désigne en réalité le temps et l'énergie consacrés dans l'apprentissage de quelque chose, qui peut être les arts martiaux mais aussi la médecine, la cuisine, etc.... Cette déformation est apparue lorsque Bruce Lee a parlé de son kung-fu dans ses interviews en Occident, c'est à ce moment-là que le public a associé cette expression à ses arts martiaux. Le terme exact pour désigner les arts martiaux chinois est « wushu

# Posté le mercredi 09 novembre 2005 13:46

Modifié le mardi 12 juin 2007 09:07